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 Manifeste pour une nouvelle approche des arts plastiques

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jorix



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MessageSujet: Manifeste pour une nouvelle approche des arts plastiques   Mer 7 Fév 2007 - 18:35

Manifeste pour une nouvelle approche des arts plastiques dans une autre société

Nous trouvons vraiment regrettable de voir la campagne de José Bové s’appuyer sur des partis pris esthétiques. Ils ne sont pas souhaitables dans une campagne présidentielle car ils divisent des gens qui ont pourtant envie de se battre pour des valeurs antilibérales communes. De plus, ils présentent un risque de dérive artistique totalitaire aux antipodes de la liberté qu’ils souhaitent pourtant incarner. D’une façon générale, les critères esthétiques ne font pas bon ménage avec la politique. A l’opposé des choix artistiques classiscisants et réactionnaires du Front National, il est affligeant de vouloir construire un autre monde avec des diktats en guise de programme artistique. Pour être plus précis : prendre Robert Filiou comme maître à penser de la campagne de José Bové est réducteur et contribue à déranger des artistes ne se reconnaissant pas dans cette démarche esthétique. Nous n’avons pas besoin de maîtres à penser ou alors c’est à chacun de choisir ses propres sources.

La démarche d’appeler chacun à mettre toute sa créativité dans cette campagne est tout à fait sympathique et même indispensable. On peut cependant vouloir construire une utopie sans pour autant se revendiquer de Robert Filiou à moins qu’il ne s’agisse que d’une contribution personnelle. Utiliser cette référence comme fil conducteur de la campagne a des relents d’art officiel : l’art officiel est à l’art ce que la dictature està la démocratie.
Il n’est nul besoin d’attendre l’autorisation supposée de cette nouvelle icône pour autoriser les gens à créer. Pour faire preuve d’imagination ne pourrait-on pas commencer par inventer nos propres termes plutôt que de nous inviter dans la République Géniale où les petits soldats de l‘art institutionnel, trainent déjà les pieds en affichant un air blasé.
Nous n’avons rien contre l’homme ni contre sa démarche artistique si nous la replaçons dans le contexte des années 60. Robert Filiou a contribué aux indispensables grandes mutations de l’art. Aujourd’hui pourtant, cet artiste devient la nouvelle coqueluche des institutions d’un état capitaliste. C’est donc que son message a perdu tout caractère subversif. En général, le libéralisme ne met en évidence que ce qui sert ses intérêts. L‘ hommage très appuyé à Robert Filiou rendu en janvier 2007 dans tous les F.R.A.C et dans certains centres d’art n’est pas innocent. Il intervient très peu de temps après la publication d’un rapport sur « L’économie de l’immatériel » commandé par le ministre de l’économie Thierry Breton à Maurice Lévy Président du Conseil d’administration du palais de Tokyo et Président de Publicis ( tout un symbole ! ).Bien entendu, le Palais de Tokyo a ouvert comme il se doit le bal des festivités en honneur de son artiste fétiche. Nous ne voyons donc pas ce qu’il y a de révolutionnaire à se revendiquer d’un artiste entièrement récupéré par les institutions sous la droite.

Nous ne pouvons pas plus nous gargariser avec la célèbre formule «l’art c’est ce qui rend la vie plus intéressante que l’art ». Nous ne souhaitons pas vivre dans une société qui ferait de cet aphorisme sa devise car c’est une négation pure et simple de l’artiste. Qu’elle soit libérale ou anti-libérale une société qui ne reconnaît pas ses artistes ne peut plus proposer d’avancées humaines ! Les thèses sur la fin de l’histoire sont des thèses capitalistes et malheureusement beaucoup d’artistes n’en ont même pas conscience.
La fin de l’histoire c’est le triomphe de l’économie sur l’être humain. Robert Filiou était un utopiste, peut être un électron libre mais faire disparaître l’art ou l’ouvrir à tous les vents a permis à l’art industriel, à la publicité et à la mode de s’engouffrer dans cette brèche. Les institutions sont friandes de tout ce qui abonde dans ce sens : Marcel Duchamp pour la promotion de l’objet industriel en tant qu’œuvre d’art, Andy Warhol pour l’apologie de la publicité et de la société de consommation et Robert Filiou pour ramener le quotidien en lieu et place de l’art. Compris par le capitalisme et cautionné entre autres par des théories telles que l’esthétique relationnelle de Nicolas Bourriaud , l’art nous livre du quotidien en vente par les sociétés de grande distribution.
S’il ne s’agissait que d’un débat esthétique, nous n’interviendrions pas sur le site de cette campagne qui par ailleurs nous enthousiasme. L’ennui, c’est que les choix des institutions obturent des champs entiersde la création plastique. Le bilan est lourd pour une majorité d’artistes condamnés à la misère ou au minima sociaux parce qu’ils n’adhèrent pas à cette vision de l’art.
Nous ne souhaitons pas vivre dans une société qui n’accepte ni ne soutient la pluralité des démarches artistiques plastiques.
Etre électron libre c’est aussi pouvoir avoir son propre cheminement artistique sa propre recherche et pouvoir continuer à faire de l’inédit y compris en peinture.

Ceux qui ont dit qu’il n’y avait plus rien à inventer dans ce médium veulent enterrer l’art car ils savent à quel point il est émancipateur pour l’humanité (à condition toutefois de ne confondre animation et création réellement inventive). Pour rappel, Art Press qui chante la mort de l’art depuis trente ans est totalement réactionnaire et acquis à 100% à l’ultra libéralisme, ce qui n’était pas le cas lors de débuts cette revue dans les années 70. Les thèses artistiques de l’époque avaient un fort potentiel de subversion à la différence de ce qu’imposent aujourd’hui les institutions. Par exemple la demeure du chaos (défendue par Art Press) est un caprice de milliardaire PDG d’Art Price.

Le cynisme du capitalisme s’est engouffré dans toutes les bulles d’oxygène ouverts par l’art contemporain pour les récupérer à son profit. Vouloir être subversif aujourd’hui, c’est ne pas accepter les thèses des institutions actuelles c’est oser poursuivre l’histoire de l’art et c’est oser poursuivre l’histoire de l’humanité que le capitalisme condamne.
Les artistes qui innovent dans leur discipline ne doivent pas être pénalisés ou réduits à une vie misérable. Ils doivent au contraire y être encouragés et aidés financièrement quel que soit le médium utilisé. C’est une question d’avenir de notre civilisation.
Oublions donc les références esthétiques pour cette campagne ! Nous avons autrefois participé à des combats associatifs ou syndicaux : pour tenter ensemble avec toutes les catégories de plasticiens, nous avions laissé de côté tout parti pris esthétique. Pourquoi dès lors que nous défendons des valeurs politiques communes devrions nous nous fondre dans le moule d’une pensée unique artistique ? Gauche et droite nous ont malheureusement appris à ne pas nous faire grande illusion sur les capacités des instances publiques à soutenir une création hors de ses critères imposés.
Vouloir gagner l’élection avec dans ses cartons avec un art officiel ressemblant comme deux gouttes d’eau à celui d’aujourd’hui risque encore de faire le malheur de beaucoup d’artistes pour très longtemps.
A notre sens, cette nouvelle façon de faire de la politique à laquelle nous aspirons tous devrait plutôt à trouver des solutions inédites pour que les artistes puissent enfin espérer vivre de leur art.

Georges et Martina


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Herv2



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MessageSujet: N'ayons pas peur de Robert Filliou !   Jeu 8 Fév 2007 - 2:11

Bonjour à vous tous,

Le thème de la République Géniale est ce que nous en ferons avec force et humour

Nous sommes libres et de ce fait nous nous sommes permis de nous souvenir de Robert Filliou et de son oeuvre :

Nathalie Harran y a pensé et Hervé Connangle a trouvé ça judicieux et
très pertinent

Par respect pour l'artiste et pour ne pas insulter sa mémoire nous avons appelé notre "zone d'autonomie créative " Galerie Légitime N°2 : Le chiffre est important
Mettez- y ce que bon vous semble sans aucune exclusive.

Ne confondez pas l'instrumentalisation d'une oeuvre avec le grand spectacle des élites - Il y a quelques électrons libres qui travaillent sincèrement dans ces hauts lieux appelés "Centres d'art " qui je
vous l'accorde sont souvent et de plus en plus,des bunkers affiliés au système marchand spectaculaire - N'oublions pas cependant l'histoire
de ces lieux et les personnes qui ont voulu leur apparitions.

Oui l'art de service est à l'art ce que la musique militaire est à la musique. soit !

Il y a cependant des artistes qui oeuvrent encore à autre chose qu'à l'accumulation des objets ou du spectacle : nous devons y réfléchir ensemble et en parler sereinement - L'art s'administre t-il et comment ?
et pour qui ? Y at-il un but à l'art ? Autant de vieilles questions qui doivent être à nouveau reformulées

Si nous pensons que tous les artistes sont à jeter sous pretexte qu'on leur rend "hommage " dans les dits " lieux consacrés" (pour la plupart du temps les éteindre après l'étreinte fatale et les petits fours) nous devons alors, dire adieu à beaucoup de personnes géniales et pour ma part je m'y refuse car la question ne peut se poser en ces termes.

Je ne pensais pas que Robert Filliou pouvait préter à confusion tant sa personne et son oeuvre sont libres - Penser que nous le portions comme un étendart est antinomyque au nom même de Robert Filliou et à son travail - Il n'y avait aucun doute la dessus : Nous n'avons pas fait
la confusion.
Mais le propre de l'art est de diviser pas de réunir
Il est bien normal que des avis contraires s'expriment.

L'art nous sépare de nous même, il nous fait à proprement parler : exister ;Sortir de nous -même - A nous, après, de nous réunir comme nous le pouvons.
Il ne saurait y avoir de concession.
Il bien évident que là comme ailleurs nous ne devons pas laisser le marché dicter une loi unique-
Comment permettre de mieux aider les artistes, à ceux qui ne s'autorisent que d'eux -mêmes à pouvoir travailler dans des conditions dignes en ce début de XXI ème siècle ?
Tel doit être notre unique questionnement.
A la question de l'art les artistes y répondent

N'ayons pas peur de Robert Filliou !
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jorix



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MessageSujet: Unis avec Bové en territoires artistiques ennemis   Jeu 8 Fév 2007 - 20:20

« Si nous pensons que tous les artistes sont à jeter sous prétexte qu'on leur rend "hommage " dans les dits " lieux consacrés" (pour la plupart du temps les éteindre après l'étreinte fatale et les petits fours) nous devons alors, dire adieu à beaucoup de personnes géniales et pour ma part je m'y refuse car la question ne peut se poser en ces termes » .

Loin de nous l'idée de jeter des artistes sous prétexte que les institutions les adulent mais on peut légitimement s'interroger sur ce qui motive un soudain engouement. Nous ne souhaitons pas jeter qui que ce soit d'ailleurs. . La table rase est la porte ouverte à tous les totalitarismes.
Il n'est pas question non plus de tenir un artiste responsable des récupérations en tous genres dont il peut faire l'objet. Nous n'avons absolument rien contre Robert Filiou qui a amené une importante contribution à la réflexion artistique dans les années 60 et au début des années 70. Elle est tout de même à re-situer dans le contexte de l'époque. Il faut avoir vécu ces années là pour se représenter leur influence sur toute une génération d'artistes.

« Je ne pensais pas que Robert Filliou pouvait préter à confusion tant sa personne et son oeuvre sont libres - Penser que nous le portions comme un étendart est antinomyque au nom même de Robert Filliou et à son travail. »

Il est un autre artiste qui était libre, iconoclaste, provocateur. C'est Marcel Duchamp. Son ready-made Fountain était on ne peut plus osé ; Présenter un urinoir comme une œuvre d'art en 1917 était gonflé : une idée géniale qui effectivement a révolutionné l'art. L'ennui c'est que lorsque les institutions s'en sont emparées 50 ans plus tard, elles en ont fait le passage obligé de tout artiste contemporain et nous a rendu Marcel Duchamp indigeste.
Faire des ready-made avec plus de cinquante de retard n'a plus rien de subversif. N'empêchons pas les artistes que ça amuse de le faire ou de se prendre pour dada au 21e siècle mais que ça n'occulte pas le travail de ceux qui ont une autre approche de l'art et qui aspirent légitimement à le présenter publiquement dans de bonnes conditions et d'être soutenus autant que le artistes qui ont « le bon profil ».
Pour revenir à Robert Filiou, son incidence sur une campagne politique va au-delà du parti pris esthétique. Ce choix a des connotations idéologiques. Il tend à proposer en guise de programme une définition du rôle de l'artiste dans la société. Si cette définition doit être « l'art c'est ce qui rend la vie plus intéressante que l'art », nous ne voulons surtout pas de cette société; cette phrase n'engage que son auteur et ceux qui s'y reconnaissent.
Bien des gens choisissent d'être artistes parce que pour eux il 'y a rien de plus intéressant que l'art. L'art devient le but de leur vie qu'ils s'y consacrent à plein temps ou qu'ils exercent un autre boulot à regret parce que cette société ne donne pas les moyens de pratiquer un art aux personnes qui privilégie l'art sur tout le reste.

L' idéologie qui accompagne la formule de Filiou est que nous sommes tous artistes Elle est bien entendu issue du marxisme. Elle est à l'origine de bien des malentendus parce que l'eau a coulé sous les ponts depuis 1845 où Marx écrivait dans l'idéologie allemande que : Dans une société communiste, il n'y aura plus de peintres mais tout au plus des gens qui entre autres feront de la peinture» . Depuis, la création artistique n'est plus entre les mains d'une toute petite élite : le marxisme n'y est certainement pas pour rien et depuis, la révolution numérique permet à chacun ( ou presque ) de créer des images numériques ou de publier ses écrits sur le net. La question n'est donc plus à poser pour savoir si chacun a le droit de créer mais est-ce qu'on a le droit de n'imposer qu'une seule conception de l'art dans la société.

Si nous réagissons aussi vivement au thème de Robert Filiou dans la campagne de José Bové c'est parce nous retrouvons dans son utilisation

1 les travers institutionnels qui font barrage à tout ce qu sort de leurs critères esthétiques ou plutôt idéologiques
2 Une problématique sociale marxisante qui au nom de tout le monde est artiste renforce le fait que seuls les personnes qui disposent de grands moyens ont une chance d'imposer leur art aujourd'hui. Tout le monde a le droit de créer mais la reconnaissance est réservée aux riches. Comme conclusion le la pensée marxiste, ça se tient là.

« Mais le propre de l'art est de diviser pas de réunir »

Est-il opportun dans ce cas de proposer des références artistiques dans une campagne ? Nous n'avons pas besoin de symbole et de plus, nous avons surtout besoin de nous rassembler. Le seul symbole de cette campagne doit rester José Bové car peut-on continuer à se battre pour un projet commun de société en se plaçant en territoires artistiques ennemis ? Le mot ennemi n'est pas trop fort Les institutions culturelles ont imposé des diktats sur la base d'affirmations qui condamnent les artistes prouvant le contraire dans leur art. Affirmer autre chose c'est remettre en question leur pouvoir mais aussi peut-être la crédibilité et les fonctions de certains. Les politiques culturelles ont par exemple étouffé la peinture qui ne pouvait plus rien dire de nouveau. Si des artistes leur prouvent que l'histoire de la peinture continue et ouvrent de nouvelles pistes, on tente de les étouffer ce qui est d'ailleurs de plus en plus difficile grâce à Internet. C'est en effet une lutte sans concession pour faire valoir notre intégrité d'artiste nos recherches et les conclusions de plusieurs décennies de réflexions artistiques qui effectivement mettent à mal certaines théories institutionnelles abusives. Mais quand les choix des institutions ouvrent grand la porte au libéralisme nous n'avons pas de scrupules à vouloir faire tomber ces forteresses. Pourquoi ce combat de titan ? Parce que pour nous l'art c'est ce qu'il y a de plus important et que notre vie sans l'art est tout simplement inconcevable.

« Il y a cependant des artistes qui oeuvrent encore à autre chose qu'à l'accumulation des objets ou du spectacle : nous devons y réfléchir ensemble et en parler sereinement - L'art s'administre t-il et comment ?et pour qui ? Y at-il un but à l'art ? Autant de vieilles questions qui doivent être à nouveau reformulées »

Faut-il vraiment trouver une seule réponse à chacune de ces questions ? La pensée unique dans l'art a fait des ravages. Va t'on inventer enfin un monde ou toutes les approches artistiques co-existent ce qui signifie que toutes méritent d'être diffusées et soutenues à part égale ?

Georges et Martina


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Anonymou
Invité



MessageSujet: Re: Manifeste pour une nouvelle approche des arts plastiques   Ven 9 Fév 2007 - 13:40

Bonjour Georges et Martina,

je suis à l'origine de l'article la république géniale de Robert Filliou.

je n'étais pas au courant de ce qu'ont fait les FRAC en janvier 2007.
ça fait un moment que je ne regarde plus ce que les institutions nous proposent. c'est bien ou mal. mais c'est pas le problême.

Filliou est un artiste que j'aime et depuis longtemps. Sa poésie est ce qui m'importe le plus. Si la droite à repris Robert Filliou, c'est avec toute ma rage que je vais leur arracher de nouveau Robert Filliou.

Les institution le massacre, mais beacoup de gents n'y ont pas accés.
connaissent-ils Filliou ? connaissent -ils cette poesie ? savent-ils qu'ils existent des artistes ? connaissent-ils le mot plasticien ? est-ce un prothésiste dentaire ?

Pour présenter Robert Filliou j'ai repris quelques lignes de son parcourt.

Dans mon appel je ne fait pas référence à cette phrase de Robert filliou : "l'art est ce qui rend la vie plus interressante que l'art". mais bien plus au "bien fait, mal fait, pas fait " éminament décomplexant.

voici mon appel :


J’invite chacun, chacune à entrer dans
la "République Géniale", proposée par Robert Filliou et à inventer,
échanger, en images, en sons, textes, performances ...



J’appel les "sans arts", les artistes
du libre, les Artivistes, les plasticiens, les poètes, à inventer des
formes et des espaces avec 3 bouts de ficelles ou plus.



J’invite les régions et les villes à
organiser partout des expositions et des Galeries Légitimes pour ces
nouveaux « Territoires de la République géniale ».



J’invite chacun, chacune à utiliser
l’Internet avec ses nouveaux outils de partages et d’échanges que sont
le Peer to Peer, les logiciels libre et le Copyleft.



Sur le site unisavecbove.org une
proposition pour une plate-forme d’échange est disponible pour toutes
nos inventions, toutes nos créations durant cette campagne.



Des meetings et rencontres se passeront
dans nos villes.
Portés par le principe d’équivalence de Robert Filliou le « bien
fait », « mal fait » ou « pas fait », je vous invite à y présenter vos
dessins, vos bout de papiers, et vos idées griffonnées sur un coin de
table.



Vous avez la parole. Creer c’est Résister. Résister c’est creer.


c'est mon choix pour inviter au débat, et pour que les arts plastiques ai une place dans cette campagne. Sans cet appel, nous ne serions sans doute pas là en train de parler des conditions de l'artiste. En ce sens votre contribution est essentielle.


Rien ne vous empêche de votre côté de proposer des formes, des expressions, des peintures, de faire irruption avec votre création dans cette campagne, de la partager et même en dehors de cette république géniale....qui est de toute façon géniale.


Il ya des chanteurs, des cinéastes, des musiciens, des philosophes qui accompagnent ce moment politique. Quid des plasticiens ? où sont-ils ?
pourquoi avoir peur d'être politique ? la république géniale et le principe d'économie poetique, sont éminament politique. c'est en ce sens que je présente Robert Filliou à tout le monde. et en 1er à ceux qui ne le connaissent pas. Cette campagne est l'occasion de poser des questions, de mettre sur la table tous les problèmes. je vous encourrage très fortement à contribuer avec toutes vos réflexions, travaux, Ce qui vous tient à coeur.

bien à vous



Nathalie.
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Tina



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MessageSujet: Notre art est résistance depuis plus de trente ans   Sam 10 Fév 2007 - 3:08

Si tu aimes cet artiste c’est tout à fait ton droit et je le respecte. Dans ton appel tu dis ne pas faire référence à cette phrase. Pourtant sur le site en cliquant dans la colonne de gauche : Les Territoires de la République Géniale En 1971 Robert Filliou crée la « République géniale » : toute personne entrant dans ce territoire est autorisée à créer.« L’art est ce qui rend la vie plus intéressante que l’art. Robert Filiou
En admettant que tu t’attaches plus au bien fait mal fait, je voudrais tout de même rappeler que depuis l’mpressonnisme le « bien fait » a cessé ‘être un critère mais ce n’est ça pas le plus important. Je ne vais pas m’acharner contre Robert Filiou. Il est vrai qu’il est longtemps resté inconnu du public et la reconnaissance posthume participe aussi à restituer la dignité de l’artiste. Si j’ai mis sur le site en réponse à ta proposition une pointe « d’humour de branleuse » je crois qu’elle ne contredit pas trop l’état d’esprit de Robert Filiou. Mais cet artiste n’est pas responsable de tous nos maux et je trouverais dommage de concentrer tous les débats sur l’art autour de Robert Filiou.

Si ça peut rassurer Herv2 j’ai moins peur de Robert Filiou que de NIcolas Sarkozy.

Avec Georges Koutsandréou, nous n’avons pas envie de faire irruption avec notre création dans cette campagne. Notre art n’attend pas les élections pour être politique. Il est résistance depuis trente ans même au-delà des mots et des slogans.

Il est résistance parce que nous n’avons jamais renoncé face aux pressions familiales ou sociales qui voulaient que nous cessions d’être artistes. Il est résistance parce que nous n’avons jamais cédé d’un iota aux diktats institutions. Il est résistance parce que l’art officiel nous a obligés à rester misérables parce que nous étions assez fous pour croire qu’il était encore possible d’inventer quelque chose en peinture. Nous avons refusé la fatalité de la fin de l’histoire et nous avons effectivement ouvert de nouvelles pistes en peinture que les institutions bafouent. Depuis deux ans notre art est entré en résistance publique depuis que nous avons largement investi les territoires du net en défendant nos concepts en territoires ennemis sur les forums des sites institutionnels, démontant les positions convenues et dénonçant le libéralisme qui veut la mort de l’art pour le remplacer par l’art industriel la mode ou le désign.

Nous résistons pour ouvrir des brèches dans cette forteresse récoltant de réactions violentes jusqu’à la fermeture de certains forums.

S’il n’existe aucun symbole politique dans notre démarche artistique ni dans nos revendications esthétiques ni dans notre expression plastique notre art est totalement politique parce que la première d’insurrections citoyennes consiste à déstabiliser les institutions pour les transformer.

Il serait étrange de vouloir changer la constitution et toutes les instances officielles de la société et de laisser intactes des institutions de la culture qui font barrage à ce qu’il y a de plus créatif dans l’art. Bien des artistes ont envie de se dépasser l’art mais y renoncent de peur d’être rejetés par les institutions. Notre art est politique, par notre combat quotiden de remise en cause de l’art officiel bien plus politique que mes travaux sur les élections 2002.

Voilà pourquoi nous n’impliquons pas notre art plastique dans cette campagne électorale. Nous ne savons pas ce qui sortira des urnes mais ce que nous savons c’est que nous n’assujettirons notre art à aucun pouvoir politique même anti-libéral.

Par contre, si le futur gouvernement de José Bové accepte de la remise en culture de territoires artistiques laissés en jachère par plus trente ans de politique culturelle sectaire et si l’initiative est restituée à des artistes contribuant à la poursuite de l’histoire de l’art, alors nous serons heureux de partager le fruit de nos recherches et de participer à la réflexion esthétique collective.


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Herv2



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MessageSujet: Re: Manifeste pour une nouvelle approche des arts plastiques   Sam 10 Fév 2007 - 4:00

Bonsoir Martina - Bonsoir Georges

Beaucoup de vos propos sont en accord avec les miens et je respecte votre vision des choses - Si le débat a pris cette tournure c'est qu'il s'est fait sur le net, via le forum - c'est bien remarquez c'était le but de la petite bombe lachée par Nathalie Harran - ça relance le débat .

Mais, je trouve celà étrange que nous nous parlions ainsi pas vous ? Visiblement vous prenez du champ mais votre absence hier à l'utopia a été remarquée - Je trouve celà dommage - Nous devrions j'en suis sûr en reparler ces jours prochains -
Pour ma part Je ne comprends pas l'expression " poursuivre l'histoire de l'art " - je ne pense pas que celà soit le travail de l'artiste que de "poursuivre l'histoire de l'art " - Quand à Filliou je trouve effectivement votre réaction disproportionée et ne prenant pas en compte la réactivation du concept de "République géniale" :

C'est à la fois pour rire et pour voir comment nous les "électrons libres" nous en emparrons pour créer de toutes les manières possibles - y compris politiquement.

Robert Filliou n'est pas réquisitionné - Il est aprécié pour ce qu'il fut et ce qu'il est encore : Il ne fallait pas y voir plus que ça ! C'était de la part de Nathalie une idée lumineuse pour précisément reparler de l'art et de la culture dans le champ de la campagne dans lequel s'inscrit notre mouvement.

J'aurais grand plaisir à discuter avec vous à nouveau et à connaître votre travail respectif - Je ne sais si nous nous comprendrons mais nous essaierons - Je n'en doute pas -

Quand à Nicolas Sarkosy il est bien le vrai danger - Et nous n'avons pas peur !
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Anonymou
Invité



MessageSujet: Re: Manifeste pour une nouvelle approche des arts plastiques   Sam 10 Fév 2007 - 13:47

Martina,

ce que je vais faire également c'est de proposer d'inclure les territoires de la république géniale dans les 125 propositions du programme, parmis les missions du Ministère de la Culture.

bon voilà.

Herv2 j'aurrais besoin d'un coup de main, si t'es dac pour m'aider ?

Si d'autre personne estime que ça vaut le coup, qu'ils viennent m'aider on ne sera jamais de trop.

edit : ce n'est pas une bonne idée. mon initiative de république géniale, est juste une sorte de performance, pour faire exister dans le débas politique les arts plastiques. si d'autres initiatives se dévellopent tant mieux. Et je n'ai pas la compêtance pour écrire dans le programme des 125 propositions.


Dernière édition par le Mar 13 Mar 2007 - 3:57, édité 1 fois
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Tina



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MessageSujet: Avons- nous vraiment besoin d'un art totalitaire ?   Sam 10 Fév 2007 - 20:53

A Hervé

Non, Hervé, nous ne sommes probablement pas appelés à nous revoir. Quant à notre absence à la réunion d’Utopia, elle est uniquement liée à tes prises de positions artistiques. Nous étions prêts à supporter le bureau autoproclamé et tous les couacs organisationnels. Il suffisait juste d’ouvrir sa gueule et ça je sais le faire. Ça n’empêche pas d’avancer quand le gens ont un même but.
Mais cette dictature idéologique sur l’art, nous ne l’accepterons pas. Je ne tairai pas plus de trente ans de vie consacrée à l’art, toute ces années de galère, de résistance : des années de recherche artistique qui de toutes façons sont en passe d’être reconnues (du moins à l’étranger ) . Qui t’autorise à décréter tu que ce n’est pas le rôle des artistes de poursuivre l’histoire de l’art. Est-ce le rôle d’un programme politique que d’imposer cette conception de l’art ? Ton opinion n’engage que toi. N’en fais pas une vérité pour les autres. Nos orientations artistiques n’engagent également que nous nous n’obligeons personne à s’inscrire dans la continuité de l’histoire de l’art ni à choisir un médium plutôt qu’un autre. C’est à chaque artiste de décider ce qu’il a faire ou non dans l’art Décréter politiquement ce que doit être l’art sans donner aux artistes qui ne partagent pas cette façon de voir les moyens de continuer à créer est purement et simplement STALINIEN !
Il est vrai que c’est ce que font déjà en grande partie les institutions actuelles. Inutile de prétendre changer ce monde si c’est pour reproduire les mêmes choix que ceux des institutions qui laissent crever les neuf dixièmes des artistes au RMI et plus particulièrement les peintres dont les travaux ne s’exposent jamais dans les lieux publics (FRAC) parce que c’est de la peinture .
Si avec Nathalie Harran, vous comptez instrumentaliser la campagne de José Bové rien que pour faire partie du gratin des fonctionnaires de la culture sans art, j’ai juste envie de vous dire : allez-vous faire foutre.
Vous nous resservez les restes d’un idéal marxisant de merde devenu totalement obsolète à force de ressasser que le monde est artiste pour mettre en place en une société sans artistes Mais ouvrez donc les yeux ! Les artistes actuels n’ont plus rien de commun avec ceux qui existaient au temps de Marx. Il n’y a plus d’un côté une élite bourgeoise qui crée pendant que le prolétariat s’échine au boulot. Artistes et prolétariat se sont rejoint dans la précarité. Il n’y a plus à opposer les uns et les autres.
Aujoud’hui tout le monde crée enfin tous ceux qui le souhaitent. Ce que rêvait Marx, Microsoft l’a réalisé en mettant les ordinateurs entre presque toutes les mains ( il y encore des progrès à faire dans ce domaine bien sûr). Chacun peut créer ses images numériques ses écrits sur son blog et surtout les diffuser. Il n’y a donc pas besoin d’attendre après Robert Filiou pour s’y mettre .).

Aujourd’hui c’est notre approche de l’art qui est censurée par des gens comme toi des spécialistes de la culture autoproclamés de la campagne de Bové mais j’ai déjà vécu des confrontions similaires avec la gauche dite anti-libérale.
Lors d’un du forum social de Gironde il y a quelques années, c’était l’atelier que j’avais proposé et construit avec une vingtaine de plasticiens sur le thème « la précarité de l’artiste n’est pas une fatalité » a dû céder devant les multiples pression dont la dernière a consisté à nous enlever la salle où le débat était annoncée sur le programme pour mettre autre chose à la place. Il est vrai que nous proposions des solutions et nous nous appuyions sur une pétition ayant recueilli 1500 signatures pour demander une indemnité mensuelle de création artistique pour les artistes les plus précaires ;
Au SNAP cgt où j’ai, milité précédemment nous avions travaillé ensemble sur un projet de revenu de remplacement pour les artistes RMIstes ; J’ai largement contribué à ce projet qui était accepté dans son principe mais régulièrement bloqué jusque la gauche (qui avait encore une oreille vaguement attentive sur le sujet) ne soit plus au pouvoir.

Que faut-il faire ? Voter à droite. Nous ne le pouvons pas car nous sommes à 100% anti-libéraux : Si Sarkozy passe, nous essaierons de changer de pays.

Voter pour le Parti Socialiste ? En choisissant Ségolène Royal ils ont tout fait pour qu’on ne puisse pas voter pour un choix de société aussi libéral. La logique veut donc nous nous retrouvions autour des valeurs anti libérales portées par José Bové.

Pourtant nom de « tout le monde est artiste » c’est la mort programmée de ceux qui ne rentrent pas dans le moule et revendiquent un statut social d’artiste avec toutefois le lot de consolation de l’augmentation des minima sociaux mais surtout rien qui les respecte dans leur identité d’artistes.

Reste le bulletin blanc. C’était bien la peine d’être dans les premiers signataires (déjà sur l’appel de Calle Luna ) et d’avoir été avec toi la première à entamer la campagne de José à Bordeaux en faisant signer sur les marchés dès les premiers jours de l’appel. Mais je ne peux pas toujours soutenir des politiques qui m’empêchent d’exister et qui ne nous autorise même pas à espérer un jour montrer notre art dans de bonnes conditions. Je ne voudrais pas que la candidature de José cesse de représenter un espoir pour nous parce que de gens comme toi viennent y greffer une idéologie artistique totalitaire ; Empêcher une science humaine d’inventer de nouvelles pistes en laissant des inventeurs dans la misère ne peut être le projet de José Bové.
ce qui semblait un coup de cœur de Nathalie Harran , une part de rêve d’électrons libres prend la forme d’une dictature quand vous voulez l’imposer comme projet de société. Le bonheur décrété politiquement c’est déjà totalitaire ; L’art ne peut être au service d’aucune idéologie. Quand la dictature s’exerce sur l’art, elle s’étend à toute la société.
Aujourd’hui le capitalisme tente d’imposer la fin de l’histoire ( des évolutions au service de l’humanité) qu’il a d’abord appliqué aux arts plastiques. En continuant à dissoudre l’art au nom de la formule libidineuse que « les artistes c’est tout le monde » , tu sers complètement l’idéologie capitaliste qui a intérêt à vendre un maximum d’appareils photos numériques , de logiciels derniers cri et qui a intérêt à nous montrer des lignes de voiture dans les revues artistiques ou une publicité pour un marque de cosmétiques au Palais de Tokyo.
Ta conception de l’art et celle du capitalisme c’est juste les deux faces d’une même pièce. A tous les coups on perd.


A Nathalie

Je n’ai pas grand chose à rajouter de plus que ce qu je viens d’écrire à Hervé si ce n’est que tout compte fait , j’aime bien Robert Filiou car j’ai eu la chance d’avoir 18 ans quand il a décrété sa République Géniale. Georges que je ne connaissais pas encore était dans l’atelier Yankel aux Beaux-Arts de Paris.

Pour moi c’était une époque vraiment géniale que celle de l’imagination au pouvoir. Il n’existait pas un jour sans que nous n’inventions une utopie entre deux manifs pour tenter d’empêcher le départ des Halles de Paris/Manifs fêtes musique. Tout semblait possible .

On était libres on était fous. C’était l’époque où on avait l’habitude de refaire le monde à trois heures du matin après pas mal de joints et à ce moment là on pouvait sortir des phrases comme « l’art, c’est ce qui rend la vie plus intéressante que l’art ». Je pouvais même adhérer à cette philosophie mais il est vrai qu’à l’époque, à part quelques poèmes, je ne faisais pas beaucoup d’art. Ma vie était super.
On baisait tant qu’on voulait….. Merci à Robert Filiou de nous voir ramener à cette époque déjà lointaine qu’on aimerait peut-être bien revoir mais qui n reviendra plus sous cette forme : Si depuis j’ai pris du poids et des rides et toujours plus de convictions, le monde aussi n’est plus ce qu’ il était et il ne s’est pas vraiment arrangé depuis.
Maintenant ça veut dire quoi mettre la République Géniale dans les 125 propositions ? Ça va apporter quoi aux artistes qui s’impliquent dans l’art un peu plus que pour faire mumuse ou plus exactement c’est pour leur enlever quoi ?
Mais ce débat n’aura pas peut-être pas lieu parce que lorsque l’on veut plaquer une idéologie sur l’art c’est que la société que l’on veut mettre en place es décidément bien fragile Nous aimerions bien savoir ce que José Bové pense de cette question. Il ne s’agit pas de savoir s’il est pour ou contre la République géniale : on devine la réponse ( Qui ne serait pas pour ? ) mais de implications de ces thèses sur la situation sociale des artistes les plus précaires.
Plus précisément nous aimerions savoir s’il compte mette en place une indemnité de création artistique pour les artistes qui relèvent des minima sociaux ceci afin de leur rendre leur dignité. D’autre part est-ce qu’il est prévu de soutenir les artistes désargentés menant des recherches ou une spécialisation dans leur art ( dans la peinture , sculpture, voire autre) en leur donnant les moyens décents pour leur recherches et en les aidant à diffuser leur art
Hors des territoires de la République Géniale il existe bien d’autres territoires sur le net et une mainmise idéologique sur la culture ni sur quoi qu ce soit n’ailleurs n’est plus possible.

Martina
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Anonymou
Invité



MessageSujet: Re: Manifeste pour une nouvelle approche des arts plastiques   Sam 10 Fév 2007 - 21:12

Chère Martina,

je suis entièrement d'accord avec vos remarques et propositions.

je parlais d'y mettre la république géniale parce Robert Filliou était un utopiste, concrêt. que c'est donc possible à réaliser. en tout cas c'est en débat il n'y a pas de dictact la dessus. c'est une PROPOSITION. Vous nous comprenez très très mal. si ce n'est pas une bonne idée, pas de problème. mais ce n'est pas l'unique chose à faire, vos propositions sont plus que pertinantes : elles sont NECESSAIRES.

il faut que vous sachiez une chose : tout est à écrire dans ce programme au sujet de la culture. le site est autogéré. prennez le pouvoir pour l'écrire. c'est une lourde tache. je ne suis pas sure d'en avoir la capacité. j'ai juste tenté une ouverture pour poser la question des arts plastiques.

si vous vous sentez la force et la capacité de vous saisir du programme et proposer ces nécessités urgentes pour le statut des artistes...allez y !

une petite remarque : il ne sert à rien d'écrire des tonnes de pages sur un conflis mal posé, mal expliqué, des bases mal comprises, des confusions, des procès d'intentions etc... il serait bon de sortir des anathémes et de passer aux proposition concrêtes au lieu de critiquer une initiative très personnelle. je n'ai pas de pouvoir !!! j'ai juste chercher à faire exister les arts plastiques dans ce débat politique. je commence à me fatiguer à vous l'expliquer 100 fois.

Il n'y a pas de dictact. le comprennez vous enfin ? croyez vous vraiment que des dictateurs puissent vous dire sans cesse : PRENEZ LE POUVOIR !!
vous passez toute votre énergie à taper sur une initiative, au lieu d'en proposer vous même de meilleurs afin que les artistes soient entendus. c'est quand même domage !!!

Nathalie (qui s'est un peu énervée, mais vous ne faites aucun effort pour comprendre ma démache. vous restez bloquée sur votre vision. certe interressante mais déplacée quand à mon initiative)
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Herv2



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MessageSujet: Re: Manifeste pour une nouvelle approche des arts plastiques   Dim 11 Fév 2007 - 3:31

Bonjour Martina Bonjour Georges

Quoi dire ? Tellement de choses ! La République Géniale est une blague ! A prendre comme elle doit être prise ! Avec humour ou pour en faire quelque chose de concret !

Vous me prétez beaucoup de pouvoir - Je vous assure c'est proprement ridicule! Quel malentendu !

Votre colère me retombe dessus et me voilà affublé de l'épithète de "stalinien" ! Grotesque !
Le ton inquisiteur ne me semble pourtant pas être de mon côté -

Je suis simple électron libre ! Je ne suis pas décideur à la solde de l'art stalino-capitaliste !

Depuis Les incohérents au XIX eme siécle, les Zutistes, Les Fumistes, le mouvement Dada, en passant par Artaud qui disait " je vous en fouterais moi des chefs d'oeuvres !" histoire de pisser sur la doxa, juqu'à Picabia, Duchamp, ou Filliou ou je ne sais plus qui ....c'est toujours pareil c'est un mouvement de révolte contre l'ordre établi ! On le fait avec ses tripes ou on le fait à l'anglaise en jouant une partition plus ironique

C'est bien ma vision et mon non-pouvoir ! Je suis en liaison avec des artistes qui sont au RMI et hors système !

Ils crèvent de misère mais ils ne se rendent pas ! Il agissent en artiste et ouvrent leur gueule !

Il yen a d'autres ailleurs qui travaillent : bonjour au Collectif Boxon et à " Kilobyte- patron" qui permet de les entendre etc,etc, etc , Ils sont nombreux et c'est pas de la merde même si l'institution s'en branle !

Pourquoi tant de haine ? Evidement que l'époque a changé et que nous pouvons tous créer ! Evidement que celà ne veut rien dire ! Mais ça aide bien ! Je suis contre le mandarinat ! Comme en 68 ! Qu'il soit d'art ou pas !

Vous vous méprenez et vous êtes trompés de personne pour régler des comptes sur ce forum qui ne m'appartiennent pas ! C'est triste et je le regrette !

Vous faites de cette histoire lègère et offensive quelque chose de personnel et de conflictuel démesuré : Un débat, celà veut dire on se parle ! On ne s'insulte pas ! Surtout lorsque nous fumes deux sur les marchés à faire signer ! On débat des idées qui nous gouvernent !
De chaque côté ! Pour voir où ça coince ! Le double Consensus ! de part et d'autre! Pour faire avancer les choses et règler ce qui ne va pas ! On a tous des clichés ou des à priori sur tout , sur l'autre avec un grand A ou un petit et beaucoup sur l'art

Nous sommes là pourquoi ?

Il faut que je retrouve le mail d'un collectif qui travaille la dessus et que je te le donne Martina ! Il faut que tu t'en occuppes !

C'est à toi de prendre les choses en main ! Je te l'ai dit ! Nous ne sommes que des lambda qui prennent leur responsabilités, comme toi ! Arrête de croire que je suis une éminence grise de L'art Contemporain !

Poser le débat comme ça, est mauvais -ridicule et stérile ! ça ne mène à rien sinon à attiser les rancoeurs ! Je n'ai attenté à personne ! Vous n'êtes pas obligé de partager mes vues, je ne vous y oblige pas ! Je n'ai fait qu'exposer mes idées en mon nom propre !

Me faire passer pour un félon à la solde du stalino- capitalisme c'est un peu court quand même ! ici sur le forum de soutien à José Bové !

Je participe en tant qu"électron libre " à ce mouvement autour de José Bové pour pouvoir mettre un bulletin dans l'urne qui ne me fasse pas honte en avril prochain ! j'ai suffisamment donné dans l'exigence démocratique pour ne plus aller voter pour quelqu'un dont les idées sont contraires aux miennes : Donc maintenant c'est José Bové point barre !

C'est tout ! Et si vous voulez vous emparer de la question - non pas de l'art - mais des artistes - C'est parfait ! Allez - y ! Mais allez - y !

Vous n'avez visiblement pas compris qui j'étais. Tant pis ! Je n'en fais pas
quelque chose d'important.

L'important effectivement dans ce pays c'est que les artistes sont souvent misérables et aussi payés au lance -pierre dans les "hauts lieux de l'art contemporain " sauf pour la petite écurie française adulée par une poignée de personnes qui se les refilent au grès des modes et des finances (publiques!) du jour ! Allez- y Faites ouvrir les portes du Château ! De l'air
Qu'il y ait des décisions collègiales ! Qu'il n'y ait pas qu'une seule équipe dans les musées ! Que l'on ouvre la posibilité d'un lieu différent et contradictoire en annexe à la doxa - Party ! Le système explose déjà, faisons le décoller !

Car la dessus nous sommes bien d'accord ! l'essentiel est là ! C'est la question sociale des artistes et non de l'art dont il est question !

Car effectivement les conceptions sur l'art peuvent être plurielles, personne ne dit le contraire et l'on se débrouille avec ça si l'on est amateur et encore plus si l'on est artiste ! Après chacun fait son choix et tente de convaincre ! A condition effectivement qu'on puisse lui permettre !

Ne pas comprendre que ce mouvement est de toute part Citoyen ! C'est à dire qu'il renvoie à la liberté individuelle et à l'intelligence Collective, c'est ne rien comprendre !

Prenez le bébé : Il n'est pas à moi ! ni même à Nahalie Harran ! Il est à celles et à ceux qui le prenne !

Pour ma part, je n'ai pas plus d'avis sur la question !
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Tina



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MessageSujet: O.K on change de registre   Dim 11 Fév 2007 - 14:53



O.K Hervé et Nathalie. On va arrêter là sur ce registre. Ça finit par devenir stérile et pire que ça. C’est vrai que les mots sont excessifs mais quand on ressent une vraie colère, il faut aussi s’autoriser à laisser sortir les mots qui viennent. : colère parce que j’ai retrouvé à travers vos conceptions de l’art celles qui barrent la route à des pans entiers de la création plastique depuis trente ans..

Et puis j’ai connu des artistes qui se sont perdus dans les couloirs ministériels. Je ne sais même pas si quelqu’un les a seulement retrouvés.. Smile C’est sûr qu’on fait aussi cette campagne avec son vécu, ses espoirs, ses colères et son envie de voir bouger les choses



Depuis deux ans je contribue à démonter toutes ces attitudes sectaires et je ne me suis pas privée de remettre à leur pace la rédaction d’art press sur leur propre forum, interpeller les institutions sur le forum du Palais de Tokyo et ne n ‘ai pas raté l’inspecteur général de la mission d’évaluation, contrôle conseil à La DAP en espérant qu’il ne sera pas éternel à ce poste : d’ailleurs ; Il faut transformer toutes les structures des institutions culturelles. Je pense que si plus de plasticiens exprimaient leur révolte, ça changerait pas mal les choses. Car c’est là que réside le problème. Comment trouver les moyens de rendre la parole aux artistes plasticiens ?



Pour en revenir à la République géniale de Robert Filiou, je voulais mettre en évidence que dans les années 70 l’ambiance n’était pas du tout la même qu’aujourd’hui.



Dans les milieux artistiques comme ailleurs, c’était un foisonnement d’idées, de remises en cause du système, des institutions. Ce n’est pas par hasard si les formes artistiques ont éclaté dans ses années là. Je retrouvais des étudiants des Beaux-Arts dans des actions politiques. On allait militer ensemble dans les bidonvilles et c’est eux qui créaient des affiches super que nous collions un peu partout.



Si c’est cette effervescence que vous souhaitez retrouver avec les Territoires de la république Géniale pourquoi pas mais aujourd’hui l’ambiance n’y est plus. La plupart des artistes sont muselés par les institutions et plient à leurs caprices ou parce qu’ils font la course à la subvention pour leur assos et qu’il ne faut pas trop contrarier les pouvoirs publics si on veut obtenir quelque chose.



Quand les artistes cessent d’être des trublions c’est toute la société qui est paralysée. C’est pourquoi dés aujourd’hui je vais lancer quelques propositions sur l site unis avec Bové et voir si elles rencontrent un écho et si des artistes en proposent aussi. Il est donc temps d’arrêter les polémiques entre nous et de se remettre au boulot



Martina

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Anonymou
Invité



MessageSujet: Re: Manifeste pour une nouvelle approche des arts plastiques   Dim 11 Fév 2007 - 15:35

Enfin Martina ! Enfin !



je ne suis pas dans les couloirs des institutions, vous y reconnaissez ce que vous voulez dans mon appel, mais il est suffisament large. Filliou appartient a tout le monde. mon regard sur lui n'est pas institutionnel. c'est ce que vous avez du mal à comprendre.

mais il est grand temps effectivement d'arrêter ces discutions stériles.

sur le site unisavecbove.org , vous avez des réponses a votre article sur la condition des artistes. vous avez des choses à dire, à écrire. Je compte sur vote compétence, nous comptons sur votre capacité à lancer ce débat sur la situation des artistes, il est évident que vous pouvez le faire. et seul compte cette chose. un grand merci à vous pour vous impliquer dans cette rude tache.

Nathalie.
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joe l'indien



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MessageSujet: Au turbin !   Mar 13 Fév 2007 - 14:33

Exclamation


Dernière édition par joe l'indien le Dim 12 Fév 2012 - 0:43, édité 1 fois
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Anonymou
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MessageSujet: Re: Manifeste pour une nouvelle approche des arts plastiques   Mar 13 Fév 2007 - 15:04

sacré xavier Smile

zibou mon loupendou Smile
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Tina



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MessageSujet: Ma denière contribution sur le sujet   Lun 19 Fév 2007 - 2:34

Sur un de mes blogs, un vieux peintre me disait que l’artiste était toujours seul. Je crois que c’est vrai ; Je me demande s’il est possible de faire émerger une réflexion collective un domaine aussi ouvert que l’art et les artistes. Dès que le débat aborde une question trop sensible telle que des partis pris esthétiques, ça ne génère que des conflits. Je suis tout à fait capable de laisser de côté mes choix esthétiques personnels dès lors qu’il s’agit.de travailler sur les conditions sociales des artistes ou mieux encore sur des sujets plus politiques Par contre les références esthétiques prennent au tripes quand elles sont imposées car elles deviennent une négation d’autres démarches artistiques vitales pour ceux qui ont fait d’autres choix. C’est en ce sens que j’ai pu éprouver de la colère une colère sans haine dans ce débat mais colère tout de même car revoir ici des références artistiques que l’on nous ressert depuis plus de trente ans font très mal. Mais si j’ai eu des mots très forts ils n’étaient pas des injures sur ta personne Hervé mais ils concernaient des processus qu je ne supporte plus et je regrette s’ils ont pu te blesser.



J’ai tenté ensuite de revenir sur les questions sociales des artistes comme le proposait Nathalie. Là encore j’ai constaté avec les propos de Sam Telam que des questions idéologiques quelles soient libertaires ou marxistes venaient régulièrement ici comme en d’autres circonstances occulter la question de l’artiste et les solutions qui pourraient être trouvées. Je n’insisterai donc pas dans ce débat. Sur ces questions, je ne suis sans doute pas en phase avec la mouvance anti–libérale. C’est sans doute parce que ma réflexion ne se satisfait pas des idéologies toutes faites sur l’art . Elle sont censées amener l’épanouissement du plus grand nombre mais qui paradoxalement pénalise les artistes les plus défavorisés sans pour autant d’ailleurs apporter le bonheur pour les autres.



Si l ‘affirmation « nous sommes tous artistes » aboutit au refus de solutions qui pourraient redonner leur dignité aux artistes telles qu’une indemnité de création ou autre proposition sous prétexte que ce serait élitiste je préfère tout laisser tomber. Qui a dit que l’artiste était supérieur aux autres citoyens ? C’est juste un choix. Hors de l’art il existe des tas de voies d’accomplissement humain tout aussi respectables que l’art Grâce à ce style de considérations généreuses et libertaires des artistes sont rejetés parce qu’ils vivent en marge et ne cherchent pas faire un vrai boulot : oui les artistes sont des parias pour la société vont continuer à se faire humilier par des travailleurs sociaux qui leur demanderont de faire des effort d’insertion sans considération pour leur art. . Non tout le monde n’est pas artiste même si chacun peut créer. Ce n’est pas une question d’élite. Ce n’est même pas une question de talent et encore moins de génie ; .C’est une question de choix, du degré d’implication que l’on veut donner à sa passion artistique, une question d’autodétermination une décision que chacun peut prendre mais que peu de gens sont prêts à assumer.



Si cet autre monde en marche est un monde où chacun peut décider ce qu’il veut faire de sa vie il ne sera pas forcément artiste Certains préféreront le sport, d’autres la recherche scientifique, certains la psychologie, l’artisanat, l’informatique .. .Nous ne sommes pas tous faits selon un seul et unique modèle. Le droit à la différence n’est pas libéral mais humaniste. Un autr monde c’est celui où chacun peut réaliser ce pourquoi il se sent fait. Je connais certaines personnes qui ne voudraient absolument pas être artistes et qui n’aiment pas du tout l’art. C’est aussi leur droit le plus strict.



Et que l’on ne me dise pas qu’il font de l’art sans le savoir en repeignant leur salon.… Tout peut être de l’art à condition que ce soit la personne elle même qui le détermine. Que l’on cesse donc de dire que tout le monde est artiste De la même manière ce n’est pas parce que l’on peut aider ses enfants dans des apprentissages que l’on est automatiquement un enseignant ! Nous ne sommes pas tous enseignants : Enseignant c’est un métier..

Pour citer un autre exemple encore plus au ras des pâquerettes : beaucoup de personnes aussi aiment bien cuisiner pour le plaisir ou pour des amis. Est-ce que ça fait pour autant d’eux des cuisiniers professionnels ?

A force de dire que c’est élitiste de vouloir juste améliorer les conditions de vie des artistes les plus pauvres, on laisse s’installer le véritable élitisme qui est celui de l’argent ; Seuls ceux qui ont beaucoup de pognons et des relations peuvent espérer la reconnaissance de l’art.



Je sais que ces arguments ne passent pas à gauche tant les idées sur l’art reposent sur de poncifs qui finalement se rejoignent avec ceux du libéralisme sur la disparition programmée de l’artiste même si ce n’est pas pour les mêmes raisons. Ça tombe bien tous les candidats trouvent qu’il y a trop d’artistes ; Il n’y a que Marine Le Pen qui sait écouter les doléances des artistes qui ont été laminés par des choix institutionnels qui en interdisant certaines pratiques comme la peinture ont enlevé tout espoir. Ça devrait nous faire réfléchir s’il st encore temps .

Une revue comme Artension défend un art qui fait sens, un art pour l’homme ainsi qu la dimension sensible et esthétique de l’art. Beaucoup de peintres s’y retrouvent au nom de certaines valeurs humanistes essentielles. Pourtant cette revue flirte avec cette notion réactionnaire qu'est "le retour du beau" qui bien entendu voudrait éliminer certaines démarches contemporaines. La co-existence entre conceptions différentes de l’art est-elle vraiment impossible ? Il faut pourtant que tous se sentent le droit d'exister. Quand la revue Artension donne la parole aux réseaux artistiques proches de l’extrême droite et préfère une manifestation d’artiste accompagnée côtés de Marine Le Pen plutôt que se faire l’écho de la FRAAP, ça doit interroger. Moi ça m’interpelle vraiment de voir un discours humaniste sur l’art repris par le FN avec il faut bien le dire des propos assez vite orduriers envers l’art contemporain. Si c’est le FN qui récupère l’humanisme et le besoin de retrouver du sens, on est tous plutôt mal barrés mais peut-être que de définir l’art par des idéologies plus ou moins issues de Fourier ou de Marx n’y sont-elles pas pour rien.

Comment croyez-vous que réagit un artiste qui engage sa spiritualité dans l’art ( car la spiritualité n’est pas que religieuse) quand il demande la reconnaissance de son statut d’artiste même s’il ne vend rien ( la vente est un statut libéral) et qu’il s’entend dire qu’il n’est pas plus un artiste que le plombier qui soude un tuyau. Il se sent nié dans son intégrité d’artiste. Désolée mas il n’y a pas de générosité dans cette négation au nom d’une idéologie même libertaire .



Ce qui fait ma solitude ( ou presque) dans l’art, c’est que je ne me situe ni avec le uns ni avec les autres mais je crois en ce que je fais et je n’impose à personne ma démarche précisément parce qu’elle est d’avant garde et que des gens ont décidé arbitrairement qu’il ne fallait plus inventer de nouveaux concept en peinture.



Visiblement aucun aucune tendance politique n’est prête à, donner sa chance aux artistes qui ne pensent pas selon les critères en vigueur; Je sais donc qu’en ce qui concerne ma pratique artistique il n’y a rien à attendre des politiques quelles qu’elles soient ( du moins en France)



Quant à la condition des artistes une fédération ne représentants que des présidents ou de bureaux de micro associations continueront de décider à la place de l’immense majorité des artistes qu ‘une aide à la création serait élitiste. Qui prendra la peine de consulter sur le sujet les milliers d’artistes précaires concernés qui ne sont pas forcément dans des associations parce quand on vit avec 400 euro par moi, on n’a souvent même plus le cercle relationnel pour créer un bureau d’association C’est ça aussi les invisibles mais dans cette campagne électorale on a décidé qu’il ne fallait plus en parler pour ne pas faire misérabiliste. C’est sans doute l’esprit PS qui déteint sur Claire Villiers qui a décrété cette connerie !

C’était un peu long mais je n’ai donc plus rien à ajouter sur ce sujet. Ce sera donc ma dernière contribution à ce débat. Si elle fait réfléchir tant mieux. Sinon tant pis.
Trop de fois j’ai pu constater le limites de la politique pour améliorer le sort des artistes. J’inteviendrai donc sur d’autres thèmes mais pour ce qui est de l’art, je vais juste continuer de me battre pour imposer mes travaux. C’est déjà un gros travail. Allez chacun pour soi ! C’est complément libéral comme conception mais quand toute une dimension de la problématique de l’artiste persiste à être ignorée par ceux qui veulent changer le monde on en est réduit là. ; Ainsi va le monde ! Je reste disponible pour travailler sur d’autres sujets que l’art.

Amitiés
Martina
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Anonymou
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MessageSujet: Re: Manifeste pour une nouvelle approche des arts plastiques   Sam 3 Mar 2007 - 21:16

Tina,

comme vous voulez. Ici il n'y a pas de polikbureau. c'est à vous d'apporter des solutions, des propositions.
vous préferez y aller avec un esprit en opposition à une proposition. C'est largement insuffisant comme démarche.

Rien n'est "officiel" dans ce domaine de proposition pour la culture. comme je vous l'ai dit 10 fois, 100 fois, ma proposition était une performance, une action, pour faire exister les arts plastiques dans cette campagne. Pas une proposition officielle. Mais vous préférez accuser une initiative au lieu de vous investir, de foncer, et de proposer VOTRE expérience dans ce domaine.

Si vous préferez ecrire des tartines contre mon initiative, ça vous regarde, mais n'accusez pas les autres de votre défaillance.

bien à vous quand même,

Nathalie.
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